La pubalgie est une pathologie fréquente chez les sportifs, surtout les footballeurs, les coureurs et les pratiquants de sports qui sollicitent les changements de direction et les accélérations. C’est aussi l’une des plus frustrantes, car elle a tendance à traîner si elle n’est pas prise en charge correctement.
Ça commence par une gêne vague au niveau du pubis ou de l’aine. Au début, ça ne se manifeste que pendant l’effort : un sprint, un changement de direction, une frappe au football. On passe outre. Et puis la douleur s’installe après l’effort, le lendemain matin, en montant dans la voiture, parfois même en toussant ou en éternuant.
Au Centre Rebalance à Ixelles, nos kinésithérapeutes du sport accompagnent régulièrement des sportifs bruxellois confrontés à cette douleur.
Ce qui se passe dans votre corps
Le terme « pubalgie » désigne une douleur au niveau du pubis et de la région inguinale (l’aine). Ce n’est pas un diagnostic en soi, mais un symptôme qui peut avoir plusieurs origines. Les trois plus fréquentes chez le sportif sont la tendinopathie des adducteurs (les muscles de l’intérieur de la cuisse qui tirent sur le pubis), la pathologie de la paroi abdominale (une faiblesse ou une micro-déchirure de la zone basse des abdominaux) et l’ostéo-arthropathie pubienne (une souffrance de l’articulation du pubis elle-même).
Dans la pratique, ces trois mécanismes se mélangent souvent. Le point commun : un déséquilibre entre les forces qui tirent le pubis vers le bas (les adducteurs) et celles qui le tirent vers le haut (les abdominaux). Quand ce déséquilibre persiste sous une charge sportive répétée, le pubis devient le maillon faible et se met à souffrir.
Pourquoi les sportifs sont les premiers touchés
La pubalgie n’est pas un accident. Elle s’installe progressivement quand le corps accumule des contraintes qu’il n’arrive plus à compenser.
Le football est le sport le plus pourvoyeur de pubalgies. Les frappes de balle, les changements de direction brusques, les accélérations et décélérations répétées créent un cisaillement permanent au niveau du pubis. Les joueurs amateurs sont particulièrement exposés car ils jouent souvent sans préparation physique suffisante. En savoir plus sur notre prise en charge des footballeurs.
La course à pied peut aussi provoquer une pubalgie, surtout chez les coureurs qui augmentent trop vite leur volume ou qui ont une faiblesse des muscles stabilisateurs du bassin. Le mouvement répétitif de la foulée, couplé à un manque de force au niveau des abdominaux profonds et des fessiers, surcharge progressivement la zone pubienne. En savoir plus sur notre prise en charge des coureurs.
Le padel, le tennis et les sports de salle avec leurs changements de direction latéraux sollicitent intensément les adducteurs et les abdominaux. En savoir plus sur notre prise en charge des joueurs de raquette.
Plusieurs facteurs de risque reviennent systématiquement : une faiblesse des abdominaux profonds, un manque de souplesse des adducteurs, une raideur des hanches, une posture déséquilibrée au niveau du bassin, et une augmentation trop rapide de la charge d’entraînement.
Comment reconnaître une pubalgie
La douleur typique se situe au niveau du pubis, de l’aine, ou de la face interne de la cuisse. Elle peut irradier vers les abdominaux inférieurs. Ce qui la distingue des autres douleurs de cette région :
Elle apparaît progressivement (pas sur un traumatisme soudain, contrairement à une entorse ou une déchirure musculaire aiguë). Elle s’aggrave avec certains gestes : frappes, sprints, changements de direction, toux, éternuements, et parfois simplement en se tournant dans le lit. Elle peut diminuer avec l’échauffement mais revient systématiquement après l’effort. Au repos prolongé, elle s’atténue sans jamais complètement disparaître tant que les causes ne sont pas corrigées.
Votre kinésithérapeute posera le diagnostic lors du bilan clinique en testant la force des adducteurs, des abdominaux, la mobilité des hanches, et en reproduisant les gestes qui déclenchent la douleur. Une imagerie (échographie ou IRM) peut compléter le bilan si nécessaire, prescrite par notre médecin généraliste au centre.

Le traitement kiné au Centre Rebalance
La pubalgie se traite par la rééducation active. La chirurgie est rarement nécessaire et n’est envisagée qu’après l’échec d’un traitement conservateur bien conduit pendant plusieurs mois.
Phase 1 : calmer la douleur et rééquilibrer
Votre kiné du sport commence par adapter votre charge d’entraînement pour réduire le stress sur le pubis sans tout arrêter. En parallèle, un travail de rééquilibrage musculaire démarre immédiatement : renforcement des abdominaux profonds (transverse, obliques), étirement progressif des adducteurs, et mobilisation de la hanche si elle est raide.
Phase 2 : renforcement et stabilité du bassin
C’est le cœur du traitement. Le programme cible le déséquilibre qui a causé la pubalgie : renforcement des abdominaux en synergie avec les adducteurs, travail de gainage dynamique, exercices de stabilisation du bassin sur une jambe. La progression passe par des charges croissantes et des positions de plus en plus proches des gestes sportifs.
C’est la même logique de réathlétisation progressive que pour toute blessure sportive : on reconstruit la capacité du corps à encaisser les contraintes spécifiques de votre sport, pas seulement à ne plus avoir mal au repos.
Phase 3 : retour au sport
La reprise se fait par paliers : course en ligne droite, puis accélérations, puis changements de direction, puis frappes (pour les footballeurs), puis entraînement collectif, puis match. Chaque étape est validée par l’absence de douleur et par des tests de force qui confirment que le déséquilibre initial a été corrigé.
Si des restrictions de mobilité au niveau du bassin, de la hanche ou du rachis lombaire contribuent au problème, nos ostéopathes interviennent en complément de la kinésithérapie pour traiter ces facteurs mécaniques. Un ostéopathe pourra évaluer les restrictions articulaires du bassin et les tensions viscérales abdominales qui peuvent entretenir la douleur pubienne.
Combien de temps pour s’en sortir ?
Pour une pubalgie prise en charge tôt (moins de 2 mois de symptômes), comptez 6 à 10 semaines de rééducation avant un retour progressif au sport. Pour une forme chronique (plusieurs mois de douleur, repos inefficace, multiples tentatives de reprise), la rééducation peut prendre 3 à 4 mois.
Le facteur clé de la récupération est la régularité des exercices de renforcement entre les séances. Les patients qui font leurs exercices quotidiennement progressent nettement plus vite que ceux qui ne les font qu’en cabinet.

Questions fréquentes
Peut-on continuer à jouer avec une pubalgie ?
Si la douleur reste légère et ne s’aggrave pas, il est parfois possible de maintenir une activité adaptée (entraînement réduit, pas de matchs). Mais continuer à jouer à pleine intensité avec une pubalgie non traitée aggrave le problème dans la grande majorité des cas. Votre kiné du sport dosera l’activité avec vous.
La pubalgie touche-t-elle aussi les femmes ?
Oui, même si elle est plus fréquente chez les hommes. Les coureuses, les joueuses de football et les pratiquantes de fitness à haute intensité peuvent développer une pubalgie. Le mécanisme et le traitement sont les mêmes.
Combien de séances de kiné faut-il ?
En moyenne 10 à 15 séances sur 8 à 12 semaines pour une pubalgie récente. Pour une forme chronique, 15 à 20 séances sur 3 à 4 mois. Fréquence de 1 à 2 fois par semaine avec des exercices quotidiens à domicile.
La pubalgie peut-elle revenir ?
Oui, si le déséquilibre musculaire n’est pas corrigé durablement. Le maintien d’un programme de renforcement des abdominaux profonds et des adducteurs, deux à trois fois par semaine, réduit fortement le risque de récidive.
Faut-il une prescription pour consulter ?
Vous pouvez consulter un kinésithérapeute à Ixelles directement. Pour le remboursement par votre mutuelle, une prescription médicale est nécessaire. Notre médecin au centre peut vous la fournir sur place.
Prenez rendez-vous
Si une douleur à l’aine ou au pubis vous empêche de pratiquer votre sport, ne laissez pas la situation devenir chronique. Nos kinés du sport à Ixelles vous accueillent pour un bilan et un programme de rééducation adapté.
Centre Rebalance
Avenue Louise 200, 1050 Bruxelles (Ixelles)
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Kinésithérapeute du sport · [Diplôme] · Spécialisé(e) en rééducation sportive
Praticien(ne) au Centre Rebalance, Avenue Louise 200, Bruxelles.
